Le regard de l’écrivain-journaliste André Bercoff

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« Graziella Agresti peint à l’instinct. La peinture, ce sont des signes et des couleurs en un certain ordre assemblés. Chez Graziella, l’émotion, les sentiments, la sensibilité créent l’ordre. La Méditerranée, les êtres qui y passent et repassent, qui vivent leur vie précaire et intense, elle les fixe dans ses tableaux, aussi joliment, aussi talentueusement qu’elle les aime.

Ce qui fait l’originalité de ses œuvres, c’est cette chaleur humaine qu’elle nous amène doucement, fortement, à reconnaître en nous. Elle peint, selon la belle expression de Jean Cocteau, des miroirs qui réfléchissent. Et nous transportent dans des paysages, des intérieurs où l’on aimerait vivre et rêver, chez des personnages avec lesquels nous aimerions faire un bout de chemin.

Parfois surgit, au hasard d’une toile, la mélancolie des limites, la nostalgie d’un monde sans fausses notes que Graziella nous donne à voir dans cette esthétique de l’émotion qui caractérise son travail. Mais le plus souvent triomphent la couleur, la brise, l’éternité qui, Rimbaud oblige, est « la mer allée avec le soleil ».
Ouvrez le monde de Graziella : il vous ouvrira. »

André Bercoff

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